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Personne ne me comprends

  • Photo du rédacteur: Josée Querry
    Josée Querry
  • 15 févr.
  • 3 min de lecture

Il y a des périodes dans ma vie où je me suis sentie entourée…et profondément seule en même temps.


Des gens autour de moi.

Des collègues.

Une famille.

Des amis.


Et pourtant, à l’intérieur, une impression lourde :personne ne me comprend.


Quand on vit quelque chose d’invisible — un traumatisme, de l’anxiété, un TSPT, une dépression — on devient experte pour fonctionner en surface.


On sourit.

On fait sa job.

On répond aux messages.

On continue.


Mais à l’intérieur, c’est un autre monde.


L’isolement invisible

Le plus dur, ce n’est pas toujours la douleur. C’est l’incompréhension.


Quand quelqu’un te dit :

  • « Ben voyons, c’est fini ça. »

  • « Faut passer à autre chose. »

  • « T’as juste à arrêter d’y penser. »


Comme si le système nerveux avait un bouton OFF.


Comme si le corps n’avait pas mémorisé l’odeur, les images, la peur.

Comme si le cerveau n’avait pas appris à rester en alerte.


Quand le corps se souvient avant la tête, on se sent bizarre.

Différente.

Défectueuse.


Et là, tranquillement, on commence à se taire.

Parce que c’est plus simple que d’expliquer.


Le silence crée l’isolement

Plus on se tait, plus on s’isole.

Et plus on s’isole, plus on renforce l’idée que personne ne peut comprendre.

C’est un cercle cruel.


Je me rappelle des moments où j’avais l’impression d’être sur une île.

Même avec des gens que j’aimais profondément.


Ce n’était pas qu’ils ne m’aimaient pas.

C’est qu’ils ne savaient pas.

On ne peut pas comprendre ce qu’on n’a jamais traversé.

Mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas apprendre.


Ce que j’ai compris

Avec le temps, j’ai réalisé quelque chose d’important :

Ce n’était pas vrai que personne ne me comprenait.

C’était vrai que pas tout le monde pouvait me comprendre.


Et ça, c’est différent.


Il suffit parfois d’une personne.

Une seule.


Quelqu’un qui ne cherche pas à réparer.

Qui ne banalise pas.

Qui ne compare pas.

Quelqu’un qui écoute.


Tu n’es pas brisée

Si tu te sens incomprise en ce moment, j’aimerais te dire ceci :

Tu n’es pas trop intense.

Tu n’es pas faible.

Tu n’es pas compliquée.


Tu portes quelque chose de lourd.

Et tout le monde n’a pas la capacité de porter ça avec toi.


Ça ne veut pas dire que tu es seule au monde.

Ça veut dire que tu dois choisir à qui tu confies ton monde intérieur.


L’isolement n’est pas une identité

Se sentir isolée, ce n’est pas être condamnée à l’être.


Parler à un professionnel.

Rejoindre un groupe.

Lire les mots de quelqu’un qui a déjà marché là.


C’est souvent comme ça que le mur commence à se fissurer.


Je reçois parfois des messages de personnes qui me disent :« J’ai l’impression que tu écris ce que je vis. »

Et je me dis :Voilà.

On n’est peut-être pas physiquement ensemble…mais on n’est plus seules.


Si tu te reconnais

Si tu lis ceci en te disant :« C’est exactement ça. »

Je veux que tu saches que ton ressenti est valide.

Et que même si ton entourage ne comprend pas encore…il existe des espaces où tu n’auras pas à te justifier.


Des espaces où tu peux être fatiguée.

Fragile.

En reconstruction.

Sans masque.


On pense souvent que l’isolement est une preuve qu’on est différente.

Parfois, c’est simplement le signe qu’on a vécu quelque chose que peu de gens comprennent.


Et ça, ça ne fait pas de toi une étrangère.

Ça fait de toi une survivante.


Avec tout plein d'love,

Josée xxx

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