Quand le corps se souvient avant la tête!
- Josée Querry

- 24 janv.
- 2 min de lecture
Il arrive que le corps se mette à réagir alors que la tête, elle, ne comprend pas encore.
Le cœur s’emballe sans raison apparente. La respiration devient courte. Les épaules se crispent. Le ventre se serre.
Et pourtant, autour de toi, tout semble calme.
Tu te dis peut-être :« Je ne comprends pas ce qui m’arrive. Il ne se passe rien. Pourquoi je réagis comme ça? »
La vérité, c’est que quelque chose se passe.
Mais pas dans le présent.
Le trauma n’est pas qu’un souvenir
On a longtemps cru que le trauma était une histoire de mémoire.Un événement marquant, une image, un souvenir difficile.
Mais le trauma est aussi — et surtout — une mémoire du corps.
Le corps se souvient :
des dangers vécus
de la peur ressentie
de l’impuissance
de la tension accumulée
Même lorsque la tête a rangé tout ça dans un tiroir.
Le corps, lui, n’oublie pas aussi vite.
Quand le système d’alarme reste allumé
Après un choc, un stress intense ou une exposition répétée à des situations difficiles,le système nerveux apprend une chose essentielle : se protéger.
Alors il devient vigilant
.Parfois trop.
Un bruit.
Une odeur.
Un ton de voix.
Un regard.
Une sensation.
Et sans que tu t’en rendes compte,le corps réagit comme si le danger était encore là.
Même si, rationnellement, tu sais que tu es en sécurité.
Ce n’est pas dans ta tête
Quand le corps se souvient avant la tête, ce n’est pas parce que tu es faible . Ce n’est pas parce que tu n’as pas “travaillé assez fort sur toi”.
C’est parce que ton corps a appris à survivre.
Aujourd’hui, elles deviennent peut-être envahissantes. Mais elles ne sont pas là pour te nuire. Elles demandent à être entendues, pas combattues.
Le chemin vers l’apaisement
On ne calme pas un système nerveux en lui disant :« Voyons, calme-toi. »
On l’apaise par :
la douceur
la sécurité
la lenteur
la répétition
Par le souffle. Par l’ancrage. Par le corps.
Petit à petit, le corps apprend que le danger est passé.
Que l’instant présent est différent.
Que la vigilance constante n’est plus nécessaire.
Et si tu te reconnais…
Si ton corps réagit sans que tu comprennes toujours pourquoi,sache ceci :
Ton corps fait simplement ce qu’il a appris à fairepour te protéger.
Et avec le temps, l’accompagnement et les bons outils, il peut apprendre autre chose.
La guérison commence souvent le jour où l’on cesse de se battre contre son corps et qu’on commence à l’écouter.

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