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IMO (intégration du mouvement oculaire) : quand le cerveau a besoin d’aide pour faire le ménage

  • Photo du rédacteur: Josée Querry
    Josée Querry
  • 18 avr.
  • 3 min de lecture

On parle souvent de trauma comme quelque chose qu’on a vécu dans le passé.

Mais si tu vis avec un trouble de stress post-traumatique, tu le sais…ce n’est pas dans le passé.


C’est encore là.

Dans ton corps.

Dans tes réactions.

Dans ces moments où tout remonte sans prévenir.


Quand le cerveau n’arrive pas à classer

Normalement, notre cerveau est une machine incroyable.  Il est capable de prendre un événement, de le comprendre, de l’intégrer... pis de le classer dans une “boîte” quelque part dans notre mémoire.


Un souvenir devient alors… un souvenir.

Il est là, mais il ne nous envahit pas.


Mais lors d’un trauma, ce processus se brise.

Le cerveau n’arrive pas à traiter l’événement comme il le ferait normalement. Le souvenir reste “actif”, chargé d’émotions, d’images, de sensations.

C’est comme si tu avais pris quelque chose de lourd, de mélangeant, de dérangeant pis que tu l’avais pitché vite dans ton tiroir à cochonneries.


Sans le regarder.

Sans le trier.

Sans le comprendre.


Le fameux tiroir à cochonneries

Au début, ça peut sembler fonctionner.

Tu fermes le tiroir.

Tu continues ta vie.

Tu fais ce que t’as à faire.


Mais tranquillement d’autres affaires s’ajoutent, d’autres émotions refoulées, d’autres événements non digérés.


Pis un moment donné…

Le tiroir devient plein.

Trop plein.


Et là, ça déborde.


Ça peut prendre la forme de :

  • crises d’anxiété

  • irritabilité

  • fatigue extrême

  • flashbacks

  • réactions démesurées

  • besoin d’éviter certaines situations


Et souvent, tu te dis :“Pourquoi je réagis comme ça?”

La réponse, c’est souvent parce que le tiroir est plein.


L’IMO : aider le cerveau à retraiter

L’IMO (intégration du mouvement oculaire) est une approche thérapeutique qui aide le cerveau à reprendre ce processus naturel qui s’est bloqué.


Concrètement, ça se fait avec un professionnel formé.

La personne te guide à travers des mouvements oculaires (souvent de gauche à droite), pendant que tu te connectes à certains souvenirs ou émotions.


Et là, quelque chose de fascinant se passe. Le cerveau se remet à traiter l’information.

Il fait des liens. Il comprend autrement. Il diminue la charge émotionnelle.


Faire le ménage… mais pas tout seul

Avec l’IMO, c’est comme si tu rouvrais ton tiroir à cochonneries.

Mais cette fois-ci, tu n’es pas seul, tu n’es pas dans le chaos, tu es accompagné.


Tu prends un élément à la fois.

Tu le regardes.

Tu le comprends.

Tu le replaces ailleurs.


Et tranquillement, le tiroir se vide. L'’espace se recrée, la pression diminue.


Le souvenir reste… mais il ne fait plus mal pareil

Une des grandes peurs, c’est :“Est-ce que je vais devoir tout revivre?”

La réponse, c’est non.


Le but de l’IMO, ce n’est pas de te faire souffrir davantage. C’est de transformer la façon dont ton cerveau garde le souvenir.

Le souvenir reste là. Mais il devient moins envahissant. Moins déclencheur. Moins lourd.


C’est comme passer de :“je suis encore dedans ”à“ ça fait partie de mon histoire”


Un outil parmi d’autres dans ton coffre

L’IMO n’est pas magique, mais c’est un outil puissant.

Un outil qui peut faire une vraie différence pour plusieurs personnes vivant avec le TSPT.

Et surtout, c’est une preuve que ton cerveau n’est pas brisé, il a juste besoin d’aide pour faire ce qu’il n’a pas pu faire sur le coup


Et si ton tiroir te parlait…

Si tu te reconnais là-dedans, si tu sens que ça déborde souvent, si tes réactions te dépassent…


Peut-être que c’est juste ton tiroir qui demande un peu d’attention.

Et bonne nouvelle…


Ça se travaille.

Ça se comprend.

Pis surtout…

✨ ça s’apaise.


Avec tout plein d'LOVE, Josée

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