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S'aimer... pareil!

  • Photo du rédacteur: Josée Querry
    Josée Querry
  • il y a 10 minutes
  • 2 min de lecture

Comment on fait pour s’aimer pareil quand on se regarde dans le miroir pis que ce qu’on voit, c’est une femme démolie?


Quand nos yeux sont pleins de noirceur.

Quand notre corps a fondu sous le poids du stress, de la peur, de l’hyper performance.

Quand on ne se reconnaît plus.


S’aimer, dans ces moments-là, ça sonne faux.

Presque insultant.


Parce que tout ce qu’on voudrait, c’est redevenir celle qu’on était avant.

Avant la chute.

Avant la fatigue.

Avant le mur.


Mais la vérité, c’est que cette femme-là n’existe plus.

Et c’est peut-être ça, le plus difficile à accepter.


Il y a une époque où, moi aussi, je me regardais dans le miroir pis je détournais les yeux.


Je voyais une femme amaigrie.

Éteinte.

Une femme qui fonctionnait encore, mais qui ne vivait plus vraiment.


Je ne me disais pas : « je m’aime pas ».

Je me disais plutôt :« Je n’ai pas le droit d’être comme ça. »


Comme si ma souffrance était un échec.

Comme si j’avais failli à quelque chose.

À mon rôle.

À mes attentes.

À l’image que je donnais.


S’aimer… pareil, ça n’a jamais été se trouver belle.

Ça n’a jamais été se regarder avec fierté.


S’aimer pareil, au début, ça a été arrêter de me battre contre moi-même.


Arrêter de me juger.

Arrêter de me presser.

Arrêter de me demander pourquoi je n’étais plus capable comme avant.


Juste me dire :« OK… je suis là. C’est ça ma réalité aujourd’hui. »


Et rester quand même.


S’aimer pareil, c’est rester avec soi quand on n’a rien à offrir.

Quand on est fatiguée.

Quand on est lente.

Quand on est fragile.


C’est se traiter avec la même douceur qu’on offrirait à une amie qui souffre.


Pas pour se complaire dans la douleur.

Mais pour se donner une chance de se reconstruire.


Parce que la lumière ne revient pas quand on se crie après.

Elle revient quand on se permet d’exister même brisée, même imparfaite, même scrapée.


S’aimer pareil, ce n’est pas la fin du chemin.

C’est le début.


Le début d’une reconstruction qui ne part pas de la performance, mais de la compassion.


Et si la première étape de ta reconstruction, c’était de t’aimer… pareil?


Écris avec tout plein d'love, par une fille qui est passée par là!

-Josée xxx

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